Un ordre de Bourse se caractérise par plusieurs éléments : Tout d'abord le titre que l'on souhaite acheter ou vendre, identifié par un code appelé code Isin sur 2 lettres suivis de 10 chiffres. Les codes ISIN étant difficiles à mémoriser, les opérateurs utilisent souvent le code Mnémonique (dit code Mnémo, code qui peut aller jusqu'à 5 lettes ou chiffres pour les produits dérivés). Ensuite un sens (achat ou vente), ainsi qu'une quantité. Les deux éléments suivants sont la durée de validité de l'ordre et le type de l'ordre.
Les deux types de validité les plus utilisées sont l'ordre jour et l'ordre révocation. L'ordre jour sera effectif, comme son nom l'indique, sur la totalité de la séance boursière. S'il n'est pas exécuté au cours de cette séance, on dit qu'il "tombe", il n'est plus valide et ne figure plus dans le carnet d'ordre. L'ordre "révocation" prend effet immédiatement, mais se terminera au bout d'un an. D'autres durée de validité, comme "fin de mois" ou "fin de semaine" peuvent être indiquées au moment d'une transaction.
L'ordre "à cours limité"
Le type d'ordre le plus répandu est l'ordre dit à cours limité. Dans ce cas l'investisseur intervient à un cours qu'il fixe à son intermédiaire. Il peut par exemple passer un ordre d'achat de 50 Alcatel, validité jour, à un cours limite de 10 euros. Si, à partir du moment où il a passé son ordre, Alcatel cote 10 euros ou moins, son ordre sera exécuté. Si Alcatel cote au plus bas de la séance 10,1 euros, alors il n'aura pas acheté ses titres. Attention au cours "touché" : si plusieurs ordres sont passés à un niveau de cours équivalent, alors les ordres sont traités en fonction de leur heure d'entrée sur le marché.
L'ordre "au marché"
Cet ordre est prioritaire sur les ordres à la meilleure limite ainsi que sur les ordres à cours limité. En ouverture, dans le cas où les quantités disponibles permettent une exécution complète de l'ordre au marché, il est réalisé au cours d'ouverture. Dans le cas où les quantités disponibles ne permettent pas une exécution complète, la valeur est réservée soit à la hausse soit à la baisse. A l'issue de la réouverture des cotations, l'ordre au marché est exécuté au maximum de la quantité disponible. En cours de séance, cet ordre vient servir autant de limites nécessaires à son exécution sur la feuille de marché.
L'ordre "à la meilleure limite"
Là encore, l'investisseur ne donne pas de prix, son ordre va se transformer en un ordre à prix limité, sur la base de la meilleure limite à la vente (pour un ordre d'achat) où de la meilleure limite à l'achat (pour un ordre de vente). Si l'ordre n'est pas intégralement exécuté, le solde est transformé en ordre à cours limité. Reprenons le cas d'un investisseur qui achète 50 Alcatel à la meilleure limite. Le dernier cours coté d'Alcatel est de 10 euros, la meilleure limite à la vente est à 10,25 euros pour 30 titres. L'ordre à la meilleure limite va être partiellement exécuté, 30 titres vont être achetés à 10,25 euros, le reste, soit 20 titres va se transformer en un ordre d'achat de 20 actions, limité à 10,25 euros.
L'ordre "à seuil de déclenchement"
On qualifie aussi ces ordres de Stop. Un ordre d'achat à seuil de déclenchement ne sera exécuté que si le cours du titre dépasse la limite fixée et à l'inverse, un ordre de vente à seuil de déclenchement ne sera effectué que si le titre baisse en dessous de la limite indiquée. L'intérêt de cet ordre est de pouvoir intervenir à l'achat lorsqu'un titre franchit une résistance graphique. Ainsi, un ordre d'achat de 50 Alcatel à seuil de déclenchement 10 euros va devenir un ordre au marché dès qu'Alcatel va coter 10 euros.
L'ordre "à plage de déclenchement"
Il s'agit d'un ordre à seuil de déclenchement, mais plus précis qui évite d'intervenir à des cours trop éloignés du seuil de déclenchement. Un ordre d'achat de 50 Alcatel plage de déclenchement 10/11 euros va devenir un ordre d'achat au mieux dès qu'Alcatel va coter 10 euros, mais l'ordre ne sera pas effectif si l'action dépasse immédiatement les 11 euros.