Les étudiants et leurs conditions de vie

Jeudi 11 septembre 2008 4 11 /09 /Sep /2008 01:58
Un nouveau prêt étudiant sera lancé au marché par l’état
Ce nouveau crédit est Accessible à tous les étudiants régulièrement inscrits, quelque sois sa situation financière puisque ce crédit n’oblige pas un travail ou un revenue, le crédit en question est garantis par l’état via le biais d’Oseo.
Ce crédit sera remboursable a la fin de la vie estudiantins du bénéficiaire du crédit (avec 10 ans au maximum) et le montant maximal de ce crédit est de quinze milles euros (15 000 euros)
au cas ou l’étudiant n’as pas pays son crédit pour une raison ou une autre, 70% de la garantie sera prise en charge par l’Etat et 30% par les banques.
Si l’étudiant est le plus grand bénéficiaire de ce nouveau crédit, on note que le taux de crédit n’est pas spécial étudiant, il s’agit bien du taux d’un crédit de consommation normal.
ce crédit est accessible aussi par les étudiants qui suivent leurs formation en france sans être français mais venons d’un pays qui appartient a l’union européenne.

Source :nouveau crédit étudiant garanti par l’Etat et sans caution ni de garantie
Par compta, fiscalité, impots - Publié dans : Les étudiants et leurs conditions de vie
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Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /Juin /2007 17:39
bientot fini les etudes, vous devez donc faire un choix de vie
j'ai donc penser que ce dossier sera utile pour vous


Bienvenue sur la page des programmes de bourses de la Banque mondiale. Les programmes de bourses ont pour vocation de promouvoir la diffusion des savoirs et le renforcement des capacités dans les pays en développement.
Nous attirons votre attention sur le fait que chaque programme de bourses dispose de critères d'admissibilité spécifiques. Avant de déposer votre demande, n'oubliez pas de prendre connaissance de ces critères.

La maîtrise de la langue anglaise est un critère d'admissibilité fréquent. Certains liens, ci-dessous, dirigent de fait vers des pages en anglais. A titre d’exemple, le programme de bourses Robert S.McNamara est uniquement enseigné en anglais. Accessible aux personnes parlant couramment l’anglais, les pages relatives aux conditions d’admission et au dépôt de candidature de ce programme sont en anglais.

Voici une liste des programmes de bourses:


Le programme de bourses universitaires Japon/Banque mondiale
Le programme de bourses Robert S. McNamara
Programmes de partenariat
Le programme Margaret McNamara
Le réseau de développement global
Les bourses du Fond monétaire international

le programme JJ/WBGSP  Le programme de bourses universitaires Japon/Banque mondiale

Présentation

En 1987, un don du Gouvernement japonais a permis à la Banque mondiale de créer le Programme de bourses universitaires de la Banque mondiale, aujourd'hui connu sous le nom de Programme de bourses universitaires Japon/ Banque mondiale (JJ/WBGSP), pour financer des études de niveau maîtrise et au-delà dans des domaines en rapport avec le développement. Chaque année, le programme accorde des bourses à des ressortissants de pays membres de la Banque
mondiale afin qu'ils/elles puissent poursuivre des études de niveau maîtrise et au-delà dans des universités réputées, situées dans des pays membres de la Banque mondiale. Le Programme général, qui en est à sa 20e année, a attribué des bourses à 2 613 lauréats sélectionnés parmi près de 53 000 candidats. En outre, 969 bourses ont été attribuées dans le cadre des divers programmes de partenariat JJ/WBGSP, ce qui porte le nombre des lauréats à 3 582 au total.
Depuis le commencement du Programme, le Gouvernement du Japon a fourni plus de 152 millions de dollars au Programme de bourses. Le Programme vise à créer une communauté internationale de cadres hautement qualifiés actifs dans le domaine du développement économique et social. La Banque mondiale exige que les boursiers retournent dans leur pays d'origine à l'issue de leur cycle d'études, et qu'ils mettent leurs connaissances et compétences au service du développement économique et social de leur région et de leur communauté.

À compter de 1992, plusieurs programmes de partenariat ont été lancés, principalement en réponse à un besoin de programmes d'études de troisième cycle combinant rigueur académique et formation spécialisée aux aspects pratiques de l'élaboration des politiques. Ces programmes visent à préparer ceux qui les suivent à participer de manière efficace à l'élaboration des politiques dans leur pays et région du monde.

La Banque mondiale administre ce Programme par l'intermédiaire de l'Institut de la Banque mondiale (WBI). Les conseils pour l'orientation du Programme émanent du Comité directeur composé de trois Administrateurs et de cinq membres de la haute direction de la Banque. Le WBI dispose d'un secrétariat pour la gestion quotidienne de ce Programme.

Programme de bourses RSM - Le programme de bourses Robert S. McNamara

Background

The Robert S. McNamara Fellowships Program was established in 1982 by a resolution of the Executive Directors to "award fellowships for full-time study or research at the postgraduate level in fields related to economic development, to be carried out at a recognized institution in a Bank member country other than the applicant's home country". In December 1993, through a resolution by the Executive Directors whereby the Program was restructured, fellows were allowed to conduct their research in their home country. The award amount was fixed at US$7,500 to cover research costs through the twelve months fellowship period.

Funding for the Program was provided by US$1 million contribution from the World Bank and US$1.8 million from the governments of Bangladesh, China, India, Kuwait, Nigeria, Pakistan, Peru, and Yugoslavia. The interest from the endowment funds, almost US$200,000 a year, was used to sponsor about 16 scholars a year (US$142,000) and a workshop for the fellows in Washington, D.C. (US$50,000).

Since the inception of the Program in 1982, 247 fellowships have been granted to fellows from a pool of about 9,000 applicants representing all regions of the World Bank. The fellows have conducted research on a wide variety of topics in development related fields. The Program has achieved wide recognition, especially in developing countries, and has also become well known inside the World Bank, especially with recent efforts to link its research topics to the World Development Report (WDR).

The Program has supported a broad mix of fellows, ranging from promising young men and women on the threshold of their careers to some of the most distinguished thinkers in the field of development. The Program's alumni include a number of eminent academics, policymakers, and leaders of civil society. The Program's Tracer Studies reveal a strong application of McNamara research in subsequent research initiative of the alumni.

Nearly 170 research institutions from over 70 different countries have collaborated with the Fellowships Program. The Program has disseminated the research information through publications

While the Program provides support and encouragement to promising fellows, it has not been able to attract applicants with the highest potential who seem to be more interested in research associated with earning a degree.

Restructuring the Program into a Degree Program

A pragmatic approach to contribute to human resource development in developing countries, and contain administrative costs, would be to restructure the Robert S. McNamara Fellowships Program into a degree program. Because a full degree program is valued much more highly in developing countries, it will attract highly qualified candidates. This would require establishing a partnership program with one or more universities to offer a masters degree in public policy or development economics. A host institution would be required to jointly sponsor up to fifteen Robert S. McNamara fellows a year, funded by approximately US$200,000 from the Robert S. McNamara Fellowships Program and a matching grant from the selected institution.

The Program has been restructurated into a master's degree in public policy at Woodrow Wilson School of Public and International Affairs, Princeton University.

Selected scholars for the Academic Year:

Cohort 4      2006-2007

NN Name Country
1. Arogo, George Kenya
2. Kumar, Arvind India
3. Mohan, Kapil India
5. Thanalapathy, Ramachandran India

Cohort 3      2005-2006

NN Name Country
1. Ahuja, Arti India
2. Dzadzra, Anthony Selom Ghana
3. Le, Binh Quang Vietnam
5. Tandon, Alok India

Cohort 2      2004-2005

NN Name Country
1. Jha, Amit India
2. Kaluma, Timothy Mcharo Kenya
3. Naranjo Modad, Samira Mexico
4. Sinjani, Msangwa Jessica Zambia
5. Warriar, Rekha Gopal India
6. Wiafe, Kwaku Ghana

Cohort 1      2003-2004

NN Name Country
1. Bhatti, Zubair Pakistan
2. Govil, Manoj India
3. Govil, Pallavi India
4. Kouly, Michael Lebanon/Canada
5. Sahai, Sanjiv India
6. Xie, Qin China
Programmes de partenariat
 
Présentation

 
Le Programme de bourses universitaires Japon/Banque mondiale comprend également 11 programmes de partenariat avec des universités du monde entier. Ces partenariats permettent aux boursiers de recevoir une formation spécialisée dans des secteurs clés du développement, tels que la conduite de la politique économique et la gestion des infrastructures. Les programmes de partenariat s'adressent à des candidats au bon potentiel qui exercent déjà une activité dans le secteur public des pays en développement (banques centrales, ministères des finances ou du plan, par exemple). Tous ces programmes mènent à une maîtrise ou à un mastère :
  • Le premier programme (Gestion de la politique économique), a débuté à l'Université de Columbia, à New York (Etats-Unis) en 1992.
  • Deux autres programmes de gestion de la politique économique, lancés en 1994, ont été cofinancés par le Programme Japon-Banque mondiale et la Fondation ACBF (African Capacity Building Foundation), l'un pour les Africains anglophones proposé par l'Université McGill de Montréal (Québec, Canada) et l'autre pour les Africains francophones assuré par l'Université d'Auvergne - Centre d'études et de recherches sur le développement international (CERDI), à Clermont-Ferrand (France). En 1998, ces programmes ont été transférés à l'Université du Ghana, à Legon, à l'Université de Makerere, en Ouganda, à l'Université de Cocody, à Abidjan (Côte-d'Ivoire) et à l'Université Yaoundé II (Cameroun).

Cinq programmes sont proposés au Japon où tous les enseignements sont dispensés en anglais. Deux d'entre eux ont démarré en 1995 :

  • Un programme de gestion des politiques à l'Université de Tsukuba,
  • Un programme de gestion des infrastructures à l'Université nationale de Yokohama.

Deux autres ont débuté en 1996 :

  • Un programme de politique fiscale et de gestion à l'Université de Keio,
  • Un programme d'administration publique et de fiscalité à l'Université nationale de Yokohama.

Le dernier programme a commencé en 1997:

  • Il s'agissait d'un programme de politique fiscale et d'administration assuré par l'Université Saitama, qui a été remplacé par un nouveau programme sur les finances publiques dispensé par le National Graduate Institute for Policy Studies(GRIPS).

En outre:

  • Quatre programmes de gestion de la politique économique ont été ouverts en 1998 dans quatre universités africaines.
  • Un programme sanctionné par un mastère d'administration publique (MBA) en développement international est proposé depuis 1999 par l'Université Harvard.

Durée des études

La majorité des programmes de partenariat en cours avec les universités japonaises se déroulent sur une période de 24 mois. Le programme de l'Université de Columbia dure 15 mois et ceux des universités du Ghana, de Makerere, d'Abidjan et de Yaoundé II sont compris entre 15 et 18 mois. Certains programmes incluent parallèlement un stage de trois à quatre mois, obligatoire pour l'obtention du diplôme.

Comment déposer une demande de bourse

Pour tous les programmes de partenariat, les dossiers de demande de bourse doivent être retirés et retournés dûment complétés à l'établissement concerné.

  • Les Universités Columbia, Harvard et Keio et l'Institut GRIPS acceptent de nouveaux étudiants chaque année.
  • L'Université de Tsukuba et l'Université nationale de Yokohama admettent des étudiants une année sur deux.
  • Les quatre universités partenaires d'Afrique accueillent des étudiants tous les ans.

Le nombre de boursiers admis par promotion va de 5 pour Keio et le GRIPS à 15 pour Columbia et Harvard. Le nombre de candidatures par promotion oscille de 150 environ à plus de 400 pour l'ensemble des 11 programmes.

Comme le programme général, les programmes de partenariat sont financés par le Japon. La mise en place de nouveaux programmes de partenariat a donc des répercussions sur les ressources et la portée du programme général. Le Secrétariat est très heureux que le Gouvernement japonais continue à faire en sorte que le programme général et les programmes de partenariat se développent parallèlement

Par bourse d'etudes apres le bac (baccaleauréat) - Publié dans : Les étudiants et leurs conditions de vie
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Lundi 5 mars 2007 1 05 /03 /Mars /2007 03:33

La loi du 17 juin 1998, dit que le bizutage est un délit, l'article 225-16-1 prévoit des sanctions pénales de 6 mois de prison, ainsi que des amendes de 7500 euros, l'amende et la peine de prison étant doublées si la victime est mineure ou vulnérable, le texte de loi stipule "qu'il est interdit de la part d'une personne à amener autrui, contre son gré ou non, à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations ou de réunions liées au milieu scolaire et éducatif." Bons nombres de bizutages, se sont mal terminés, les étudiants ou personnes victimes de bizutage, ne voulant plus retourner à l'université ou grande école. Ils connaissent pour pas mal d'entres eux, des réactions dépressives, doivent voir des psychiatres ou psychologues, car les personnes perdent leurs repéres et abandonnent souvent leurs études et sont victimes d' effets traumatisants. Il faut encourager les victimes à déposer plainte contre le bizutage et surtout en parler. Il ne faut surtout pas rester sur un sentiment d'échec. Les bizuts doivent impérativement refuser de passer des épreuves stupides, dégradantes, dangeureuses, violentes et de se soumettre aux humiliations etc..... Le Ministère de l'Education Nationale a mis en service avec un numéro de téléphone azur "SOS VIOLENCE". Vous êtes désormais protégés contre le "bizutage", les "usinages", la loi du silence c'est finie !!!!

Le bozutage c'est quoi ? (selon wikipédia)

En France, la définition donnée du bizutage, provenant de l'article 14 de la loi du 17 juin 1998, est :


« Le fait pour une personne, d'amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations, ou de réunions liées aux milieux scolaire et socio-éducatif. »

 Europe 

 France 
On nommait jadis bizutage un certain nombre de rites, qui en sont parfois arrivés aux limites de la brimade, voire du racket (« taxe » des 3/2 par les 5/2 en taupe dans les années 60).

La pratique du bizutage sous cette forme, en raison de ses abus, a fini par être officiellement interdite sous le ministère de Ségolène Royal. Le Code pénal français définit le bizutage comme un ensemble d'actes humiliants ou dégradants en milieu scolaire (Livre II, titre II, Chapitre V, Section 3 bis, Article 225-16-1). Il est puni de six mois de prison et 7 500 euros d'amende.

On continue cependant à désigner sous ce nom un certain nombre de « cérémonies d'accueil » ou « journées d'intégration » des jeunes promotions, se voulant aujourd'hui une tendance plus humoristique et se donnant juste pour but de dissuader lesdits nouveaux d'attraper la « grosse tête » du fait de leur admission, et créer de fait un esprit de cohésion entre membres d'une même promotion.

Certains établissements, comme par exemple l'École des mines de Nancy, avaient aboli le bizutage-brimade dès 1957, et l'avaient remplacé par une série d'« exploits » que les nouveaux devaient accomplir pour prouver leur esprit débrouillard ou farceur (faire sonner à minuit les cloches de la cathédrale, par exemple).


 Amériques 
L'une des traditions annuelles les plus célèbres est le Ditch day du California Institute of Technology (Caltech), ainsi dire un bizutage inversé : les anciens quittent le campus pendant vingt-quatre heures, et les nouveaux disposent de ce laps de temps (mais se sont souvent préparés pendant des mois) pour « piéger » leurs chambres par tous les moyens possibles et imaginables (on en vit parfois certaines transformées en piscines, ou leurs portes murées de façon totalement indécelable). Il appartient aux anciens, guidés eux-mêmes par les enseignements anciens de leurs aînés, de prévenir ces pièges ou à défaut, au moyen de leur seule sagacité, de les déjouer.


 Les controverses autour du bizutage 
Le bizutage, pratique sociale répandue et ritualisée, a donné lieu à une multitude d’analyse, parfois très divergentes. Ainsi, certains psychologues parlent de traumatismes, de régression infantile et bestiale, de défoulement collectif. D’autres, comme Michael Houseman, ont mis en avant le rôle social du bizutage, qui établit les nouvelles hiérarchies à l’intérieur de l’école et entre l’école et l’extérieur. Certains voient dans le bizutage un moyen pour le groupe de se protéger et/ou de se constituer. D’autres voient dans le bizutage un rite d’initiation, de passage, au terme duquel le nouvel arrivant acquiert le statut de membre de la communauté étudiante. Ainsi selon l’interlocuteur le bizutage peut-être un rituel, certes un peu bizarre, mais néanmoins indispensable pour éviter l’anomie et l’effritement de la société, alors que pour d’autres c’est un fléau à combattre absolument.

Le bizutage: un rite de passage?

rite de passage Arnold Van Gennep

Le bizutage peut être assimilé à un rite de passage dans la mesure où il permet, croient les bizutés et les bizuteurs, d'accéder à un nouveau statut et de faire partie d'un groupe. On le retrouve selon les mêmes règles dans des établissements différents à des époques différentes. La première phase est celle de la séparation, de la coupure des attaches. Dans les cas les plus clairs, le futur initié n'a plus ni nom, ni passé, ni droits. Il est réduit à l'état de chose. Son apparence physique change, il porte une parure imposée, souvent ridicule, comme par exemple la blouse grise chez les gadzarts. Il doit perdre tout signe extérieur distinctif rappelant son ancien statut et sa personnalité. Cette négation est renforcée par la perte de patronyme. Le nouveau est affecté d'un sobriquet dévalorisant, voire d'un numéro. Ensuite, succède à cette phase une période décisive, celle du rite de marge, de la vie marginale. Elle permet la " mise à plat " des personnalités et l'apprentissage de la culture propre à l'école, de ses coutumes et de son langage. Cette prise en main est le plus souvent brutale et sans appel. Les anciens créent un climat de panique, mettent en place une mise en scène impressionnante, multiplient les insultes et les punitions. Calqué sur une symbolique militaire, le dressage va tenter de fondre chaque individu dans le groupe et ne lui laisser comme alternative que la soumission ou l'exclusion. Enfin, survient la sortie de l’initié, son agrégation au groupe. Elle est le plus souvent symbolisée par une fête générale. Anciens et nouveaux sont alors sur un pied d'égalité. L'administration y participe généralement. Ce rituel permet l’intégration des nouveaux au groupe.

M. Segalen, dans Rites et rituels contemporains (1998), complète ce point de vue. Pour lui, dans les bizutages comme dans les rites d’initiation africains, le rituel vise à façonner un homme nouveau. Il constitue un groupe de pairs, une communauté soudée. Le bizutage permet au groupe de sélectionner et de reconnaître les plus aptes, il teste l’endurance physique et psychologique des nouveaux. Ainsi, le bizutage est bénéfique ; pour l’administration, car il met en place une communauté d’élèves avec laquelle elle pourra dialoguer, mais aussi pour la société car elle met en place des solidarités intermédiaires entre les individus et l’Etat et évitent une trop grande individuation.

Ces arguments sont souvent repris par les bizuteurs. Ceux-ci, surtout quand le bizutage existe depuis longtemps, défendent le sens de cette manifestation, ainsi que les valeurs et les traditions qu’il perpétue. Pour eux le bizutage crée une communauté fraternelle (ainsi le mot d’ordre du bizutage au Gadzarts est la Frat’ss, ou la fraternité) et il perpétue l’esprit de l’école. Ceux-ci mettent aussi l’accent sur les relations chaleureuses entre étudiants qu’il crée, ce qui permet de compenser un esprit de compétition trop vif.

Les différences entre bizutage et rite d'initiation:

Les adversaires des explications anthropologique du bizutage font remarquer les nombreuses différences importantes entre les rites d’initiation des sociétés pré-modernes et les bizutages modernes. Tout d’abord, dans le déroulement : ce ne sont pas des adultes qui donnent l’initiation aux jeunes mais des jeunes qui forcent des plus jeunes à leur obéir. Dans les cérémonies traditionnelles le but est de transmettre une mythologie, des enseignements, ce qui n’est souvent pas le cas dans le bizutage. De plus, le bizutage ne fait pas passer l’enfant au statut d’adulte. Le nouveau obtient seulement un statut transitoire d’étudiant. La différence est que nous sommes aujourd’hui dans des sociétés de l’écrit, ou le vrai rite de passage est l’examen. Le bizutage ressemblerait donc plus à un simulacre d’initiation, à une cérémonie qui n’aurait pas, loin de là, le sens et l’importance d’un rite de passage. Le bizutage serait donc, au sens de ses détracteurs, rien d’autre que ce qu’il semble être à première vue, c'est-à-dire une humiliation publique.

Bizutage militaire d'un officier pilote - Compiègne, France - 1997
 
Bizutage militaire d'un officier - Compiègne, France - 1997

 

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